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La fameuse recherche de l'Autre.
Je ne vous souhaite pas bonne chance, il suffit de lire...
Et de mettre en application !

samedi 20 février 2010

La rendre folle de vous alors qu'elle ne vous connaît pas

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Recommandations

Afin de réussir cette expérience, ou méthode, il faut vous procurer ou posséder quelques qualités :

1) Savoir lire.
2) Pouvoir parler sans bafouiller à un répondeur.
3) Posséder une belle voix grave. Si non, vous entraîner à baisser d'une octave. Si non, gardez votre voix comme elle est, ce n'est pas très important. Attachez-vous plutôt au texte et tout ira bien.
Important

- Cette jeune femme ne vous connaît pas. Ou alors
très peu. Vous l'avez croisée lors d'une soirée, c'est l'amie d'une amie d'un ami, une proche d'un collègue...

- Cette jeune femme, vous ne l'avez aperçue que subrepticement, ou de loin, ou en photo. Vous en avez donc imprimé une image mentale (pour ceux qui sont outillés. Pour les autres, ce sera flou, mais cela ira quand même).

- Même si votre regard a croisé le sien, elle n'en a eu cure, tout occupée ailleurs qu'elle était. Si elle vous a repéré, c'est fichu.

- Nous déconseillons de choisir une jeune femme au hasard dans l'annuaire car

1) elle n'est peut-être pas libre
2) vous n'aurez aucun résultat tangible et palpable ultérieurement.
3) Vous n'aurez pas d'image mentale…

Très important
- Son physique importe peu. Qu'elle vous semble laide ou belle, attirante ou négligée, grosse ou maigre, cultivée ou ignare est accessoire. C'est même mieux si elle ne vous plaît pas, mais alors pas du tout. Vous l'allez comprendre sous peu.

- Son téléphone est branché sur répondeur.
Encore plus important

- Il faut bien vous ancrer dans la tête, frère timide, que cette jeune femme n'était, n'est et ne sera jamais rien pour vous. Elle ne représente à vos yeux qu'un outil nécessaire à une expérience qui ne doit " rapporter " qu'à vous, rien qu'à vous.
- Vous lui occasionnez un certain bonheur, soit, mais il ne faut non plus qu'elle se fasse trop d'idées. Et d'un, elle n'a rien fait pour cela, et de deux, il est nécessaire que vous restiez un inconnu pour elle. En effet, tout peut s'écrouler si… Nous y revenons in fine. Allez, on y va !

Un dernier détail
J'en vois déjà, derrière leur écran, qui sursautent sous le coup de l'indignation (surtout des filles, tiens ! C'est drôle.).
Leurs pensées s'entrechoquent sous une haine incoercible : " Mais c'est un manipulateur ! Un horrible dégueulasse ! Il utilise la femme comme un simple outil ! Et en plus on ne saura jamais la fin de cette histoire ! (Ça, je l'ajoute car moi je sais qu'elles ne sauront jamais… Sauf si… Ah, que je suis horrible, moi)
Je reprends : " Répugnant personnage ! Insulte à
l'Amour ! (Tiens, on dirait Krokine) N'avez-vous pas honte ?"
Enfin une question, sous un déluge d'insultes, à laquelle je peux répondre lapidairement : Non.

Jeunes femmes, ne m'en veuillez pas trop. Je vous le promets, je vous concocterai un truc juste pour vous toutes seules. Dans lequel l'homme ne sera même pas un outil, mai un légume. Ça vous va ? Contentes ? C'est bon, calmez-vous maintenant.
Bon, on va dire que les filles sont apaisées, si on passait aux choses sérieuse

Messages sur répondeur

Exemple n° 1
Exemple 1 - 1
« Bonjour, c'est (prénom). Comme prévu, c'est moi qui te rappelle. Je ne te remercierai jamais assez de cette première soirée passée ensemble. Merci encore. Pour ta présence. Pour tout. Et surtout, je désire te dire une chose qui va te paraître idiote, ou puérile, mais j'y ai beaucoup pensé cette nuit, et je me lance : tu as une fabuleuse démarche.
Hier soir, lors de notre promenade sur les quais, j'ai fait en sorte de ralentir quelque peu, de lâcher quelques instants ta main, afin de te regarder déambuler quelques pas devant moi. Ce fut féerique !
Tu ne chemines pas, tu danses !
Je ne pus m'empêcher d'admirer le léger balancement de tes hanches graciles. J'ai également encore en mémoire ton port de tête, droit, fier… Tu t'es retournée et m'as attendu en souriant en me confiant à nouveau ta douce main.
Quels inoubliables moments !

Rappelle-moi bien vite. Et encore merci…. »
Ne faites pas attention au style (surtout quand on pense au vôtre), l'important étant de pincer quelques cordes de sa harpe romantique.
N'oubliez pas que la jeune femme ne vous connaît pas. Elle découvre un mot sur son répondeur qui ne lui est pas adressé. Elle est amusée, voire interloquée, c'est tout.

1- 2 (le lendemain ou surlendemain)
« Bonjour. Tu ne m’as pas rappelé, donc je me permets de le faire, en espérant ne pas t’embêter outre mesure. Remarque, c’est toi qui as insisté en me disant que tu n’appellerais pas… Que c’était à moi de le faire. Peut-être un incident de bande magnétique ?
Petit répondeur, ne tombe pas en panne et dis à ta maîtresse que sa voix est si douce… qu’elle a remué tout mon être quand elle m’a susurré l’autre soir qu’elle voulait me revoir bien vite… et que ces mots restent gravés en ma mémoire comme un délicat parfum.
Dis-lui bien qu’elle me manque…
Tu n’oublieras pas ?
Et qu’elle me rappelle, surtout. Pour me dire que je ne me suis pas fait des idées, qu’elle est sincère, tout comme moi… »
Imaginez les réflexions pouvant animer l’esprit de la jeune femme. Parlez-en ou mieux faites lire ceci à une amie, vous verrez… Elle se dit : «Encore un qui se trompe de numéro ! » ou « Ce n’est pas à moi que ça arriverait ! ». En tous les cas, elle se dit quelque chose. Ou alors, c’est à désespérer.

1- 3 (le lendemain)
« Encore moi. Je n'ai toujours pas de tes nouvelles mais comme je suis opiniâtre je tente un dernier essai. Téléphone-moi ce soir pour me dire un simple oui et tu raccroches vite. Mon répondeur est prêt à t'entendre (je travaille tard cette nuit).
Un simple oui pour me faire comprendre que tu es d'accord…
D'accord avec quoi, me demanderas-tu ? Avec le fait que je ne peux plus me passer de toi, que tu m'es devenue indispensable, et que...et que… il en est de même pour toi.
Si je n'ai pas ce signe, ce " oui " franc et massif, ce soir, je comprendrais et j'abandonnerais la partie. »

Toute femme est sensible à une belle histoire d'amour, surtout pathétique. Si vous pensez que la jeune femme ne ressent pas un petit pincement en écoutant ceci, et bien, vous vous trompez lourdement, et vous êtes un rustre, permettez-moi de vous le dire crûment. Non mais.

1 - 4 (le surlendemain)
« Bon, j'ai compris. Tant pis. C'est peut-être mieux comme cela. J'aurais cependant préféré que tu me dises de vive voix que tu ne désirais plus me revoir. Néanmoins, je te souhaite bonne chance… Tu es belle ! Tu es merveilleuse ! Adieu. »
Là, elle fond en larmes, la jeune femme qui entend ça. Toute détresse elle est. Puis, vite, une colère noire l'étreint.
Elle empoigne le pauvre répondeur qui n'en peut mais, l'envoie valdinguer à travers la pièce en lui hurlant : "Mais quel abruti ! Tu ne pouvais pas lui dire qu'il se trompait de numéro ! Hein ? La pauvre fille qui attend son coup de fil !!! Et l'autre désespéré, tu y penses ? Sans cœur ! »

Elle oublie qu'elle aurait pu, elle aussi, réagir et changer le message : " Message au monsieur qui m'appelle tous les jours, vous vous trompez de numéro ". Cela n'aurait pas changé véritablement sa vie, à l'autre bécasse, avec le peu d'appels qu'elle reçoit, surtout de ce genre…
Message personnel au lecteur qui a choisi cette
jeune femme plutôt qu'une autre " Vous auriez pu choisir une fifille un peu moins gourde quand même! Ça va pour cette fois, mais faites attention pour l'exemple 2.

Messages sur répondeur
Exemple n° 2

Exemple 2 - 1
« Bonjour. Je m'appelle (prénom) et j'habite votre quartier. Cela fait maintenant quelques jours que je vous connais. Bien entendu, je suis trop timide pour vous aborder, mais par l'intermédiaire du téléphone, cela va un peu mieux.
La première fois, vous étiez dans ce magasin à faire vos courses. L'air affairé, une petite moue dubitative aux lèvres, vous étiez en train de choisir quelques articles au rayon entretien.
Cela va vous paraître un peu bête, mais c'est là, à cet instant même, que j'ai eu une révélation. La révélation. Excusez-moi, je dois raccrocher. Je vous rappelle. »
La jeune femme attendra fébrilement votre coup de fil prochain. Pourquoi ?

Parce que, sachez-le, ponctuel ignare, 1) toute femme aime les compliments gratuits

2) toute femme est curieuse.
Ne le sachant pas, vous pourriez en être étonné, par ceci. Sachant cela, vous ne le serez plus, car vous le saurez, ça, dorénavant. Ceci étant dit, je vous autorise à continuer.

2 - 2 (deux jours plus tard)
« Je suis désolé d'avoir raccroché si vite l'autre fois. Si je prends encore une fois la liberté de vous téléphoner, c'est juste pour vous dire que, vous ayant croisé, hier soir, j'ai admiré l'aisance avec laquelle vous balanciez nonchalamment votre sac à main… J'ai beaucoup aimé. Vraiment
Vous êtes l'incarnation exacte de la femme d'aujourd'hui. Non seulement délicate et dynamique, charmante et sûre d'elle, mais également réservée et sensible, cela se voit… Cela se voit dans votre regard, mi-effronté mi-voilé, qui désarçonne et intrigue…

A un moment, en effet, vous avez regardé votre montre, avez marqué un temps d'arrêt, froncé légèrement votre petit nez, puis ayant sans doute
pris votre décision, repris d'un bon pas votre chemin.
A quoi, à qui avez-vous pensé, je ne sais, mais qu'importe, quel délicieux tableau !
Je ne vous importunerai plus à l'avenir… Bonne journée et merci encore de ces charmants moments… »
Ah non, ne faites pas l'étonné. Je me suis évertué à vous l'expliquer plus haut. Elle est interloquée, amusée, d'accord, mais surtout, elle est curieuse. Qui c'est ce type ?
Elle fait le tour en pensée de tous les gars qu'elle a croisé ces derniers temps. Ne voit pas, s'énerve… et puis, laisse tomber (il a dit qu'il ne rappellerait pas) jusqu'à…

3 - 3 (quelques jours plus tard)
« Désolé. C'est encore (prénom). Je n'ai pu résister. Figurez-vous que je vous ai suivie hier après-midi. Oh, pas longtemps, quelques minutes tout au plus.
Vous vous promeniez en rêvant, le balancement de votre sac accompagnant de façon ravissante celui de vos hanches… Ce sac, vous l'avez replacé deux ou trois fois sur votre épaule, en bandoulière comme l'on dit, d'un geste que dorénavant je reconnaîtrai entre mille.
Je vous ai observée, arrêtée devant cette boutique de mode, mettant une main devant vos yeux afin de lutter contre la réverbération, sans doute, votre corps légèrement penché vers l'avant, vous scrutiez un certain endroit de la vitrine…
Dès votre départ, j'ai rêvé devant la robe qui avait accroché votre regard (chanceuse !). Certain qu'elle vous irait à ravir…

Mes amis, à qui j'ai parlé de vous (eh oui !) se moquent gentiment de moi. " Cela ne te ressemble pas, me disent-ils, d'être à ce point sous le charme d'une demoiselle " On voit bien qu'il ne vous connaisse pas. Je raccroche et essaierai de tenir ma promesse de ne plus vous embêter… Adieu. »
"Mais il est abruti, ce type, pourquoi il ne me dit pas qui il est ! Qu'est-ce qu'il risque?" se dit-elle en se démaquillant à grand renfort de petits ronds ridicules en coton dégueulasses à regarder quand il en reste dans la poubelle de la salle de bain, tout plein qu'ils sont de crèmes diverses et variées qu'on n'ose pas prendre avec les mains tellement qu'on dirait que ce sont des restes de dessert gélifié caramel vanille quand ils sont vieux ça sèche et ça fait des sortes de croûtes c'est pas tout à fait vrai faut pas exagérer mais quand même nous on nous embête avec nos chaussettes qui ne sont pas pires alors, alors que…
Que vient faire cette digression de mâle borné qui n'a rien à voir mais comme j'ai horreur des ratures surtout sur un ordinateur je n'en retirerai rien donc continuons comme si de rien n'était… Donc, elle s'interroge…

Book : Trouver l'amour ? Si je veux !

2 - 4 (une semaine plus tard)
« Bonjour, Mademoiselle, ceci est mon dernier appel. Vous avez tellement bouleversé ma vie que je vous dois la vérité : Jamais je ne pourrai vous aborder. Vous ne me connaissez pas et ne me connaîtrez jamais. Je suis en effet par trop timide.
On me pense sûr de moi, voire imbu de ma petite personne, alors que je ne suis que réservé. Les amies de ma sœur m'en ont souvent fait la remarque. Ma sœur me taquine souvent à ce sujet, en m'affirmant que si je voulais… avec certaines…
Ce n'est pas que je sois vilain, loin de là. J'ai fait un peu de mode et beaucoup de sports. Des études et une bonne éducation m'autorisent à penser que je pourrais même éventuellement ne pas trop vous ennuyer si je me permettais… mais non. J'ai trop peur d'une désillusion…
Si je vous croise à nouveau… Je ne sais pas. Je fuirais sans doute. D'ailleurs, je déménage bientôt. Merci, merci pour les merveilleux moments que vous m'avez accordé bien malgré vous. Adieu. »

Là, la jeune femme, elle se prend une bouteille d'alcool fort (pas de pub ici) et s'en verse un grand verre. Puis un autre. Elle appelle les copines, leur raconte tout et se met à pleurer, à trépigner, à se rouler en boule de douleur…
"Un modèle ! Cultivée ! Poli ! Sportif ! Et il déménage…" se lamente-t-elle.

Elle attendra des semaines votre appel. Qui ne viendra pas.
Ainsi, elle deviendra vite une loque à peine humaine, dépeignée, sale, rejettera ses proches, quittera son travail, et partira loin, sans illusion aucune, afin de trouver un cloître, un monastère, voire une grotte perdue d'où elle délogera à coup de griffes un couple de putois paniqué par l'apparence hirsute et surtout l'odeur putride qui lui servira dorénavant et à jamais de curriculum vitae…
Je n'exagère qu'à peine. Je les connais bien, vous savez. Non, vous ne le savez pas, sinon vous n'auriez pas cet air narquois à la limite de l'incrédulité… Je suis même en dessous de la vérité, mais je ne veux pas heurter certaines sensibilités qui me pardonnent déjà beaucoup.
Note au lecteur : D'ailleurs, j'en profite pour ne pas vous faire de compliment quant à la jeune femme que vous avez choisie.
Je vous pardonne, mais bon. Cela vous regarde après tout.
Un dernier exemple ? Gâté va ! On s'en fait un coquin, d'accord ? A l'unanimité ? J'en étais sûr


Messages sur répondeur
Exemple n° 3
Exemple 3 - 1
« Bonjour toi. C'est moi. Je vais te susurrer tout ce que je n'ose t'avouer quand nous sommes, disons, dans une situation le permettant. Je suis sûr que tu vois ce que je veux dire…
Cette nuit, tu m'as demandé tout doucement, à l'oreille, de te dire tout ce qui me passait par la tête : " Là, dis vite, sans réfléchir ". J'ai trop attendu, cherché mes mots. "Trop tard!" as-tu ajouté.
Il faut me comprendre, j'étais désarçonné. Et pourtant, je ne pense qu'à ça, quand... enfin, tu vois…
C'est pourquoi ton répondeur va servir de réceptacle à des sentiments et pulsions auparavant inavoués.

Tout d'abord, je voudrais te parler de tes lèvres…
(Oui, j'arrive !!!) Je dois raccrocher, une réunion impromptue… »
Là aussi, il faut comprendre que la femme, outre qu'elle est curieuse, est particulièrement coquine.
Si besoin est, rappelons que la femme, entre copines, est considérablement plus crue que l'homme avec ses copains.
Vous ne me croyez pas ?
Déguisez-vous en copine et écoutez, vous verrez.
Ou plutôt, vous entendrez.

3 - 2 (deux jours plus tard)
« Hier soir, après de délicieux moments, et faisant fi d'une douce quiétude y afférant, tu m'as taquiné gentiment sur cette soi-disant réunion m'empêchant d'aller plus loin dans la description de ton petit corps. Surtout, m'as-tu affirmé, que tu n'avais pas reçu de coup de fil…
Cela a fouetté mes sens, donc je me lance tout de go : j'aime tes lèvres gourmandes entrouvertes à dessein, comme la promesse d'un très prochain et très intense émoi sensuel. Un souvenir me revient.

Je t'avais offert le petit chocolat habituellement offert avec le café. Tu l'as accepté en me souriant, l'as délicatement délivré de son papier doré, puis posé sur ta langue, fermé les yeux et enfin rejeté légèrement la tête en arrière.
Et là, durant trente secondes, une minute peut-être, plus rien n'existait pour toi, semblait-il. Le chocolat fondait lentement, se décomposait (tout comme moi), tombait en déliquescence… L'extase.
Je n'ai jamais vu, ressenti, autant de sensualité.
Tu étais belle ainsi. Immobile. Un vent léger faisait voleter une mèche sur ton front… Tu me plais infiniment, sais-tu. Je raccroche : mon chef. »
Elle n'en peut plus.
Se trémousse en entendant pour la dixième fois ce message. Pourquoi dix fois (au moins) ?

Parce qu'elle se l'imagine, le chocolat. Elle s'en veut de ne pas y avoir pensé plus tôt. Se promet qu'elle ne l'oubliera pas le coup du chocolat la prochaine fois avec son type (du moins, quand elle en aura un).
Elle espère de tout son être que le gars (vous) va la rappeler bien vite, pour savoir la suite, pour la raconter aux copines… (Je vous le disais qu'elles étaient coquines !)

3 - 3 (deux jours plus tard)
« Soit tu t'amuses à me pousser à continuer, soit ton répondeur a un problème. Je ne peux que t'enjoindre à en changer s'il continue à ne pas te retranscrire mes messages…
Continuons donc, nous verrons : ta poitrine me rend fou ; ta cambrure me rend fou ; ta nuque me rend fou ; ton odeur me rend fou. Je suis fou de ton corps. Et je défis quiconque d'y rester insensible.
Non, pas de défi ! Je te garde tout à moi, du moins tant que tu le désireras.
Parlons-en de ta poitrine. Altière, plein, douce, galbée, j'adore quand elle remue doucement lors de nos étreintes. Je m'y emploie d'ailleurs sans te le dire.
Je m'évertue à procéder par à-coups tendres juste suffisants pour la faire basculer de délicate façon. Et même, j'ose te l'avouer, elle durcit et tremble même, ta poitrine, quand les premiers spasmes du plaisir commencent à t'envahir et… Excuse-moi, je dois raccrocher… »

« Zut, et zut et re zut !!! Qu'est-ce qu'il voulait dire après le plaisir qui commence ? Moi aussi, ça commence ! » se dit la fille à qui vous avez téléphoné.
« Où il est ce type ? Pourquoi il parle encore à cette fille qui ne branche même pas son répondeur?
Pourquoi personne ne me parle pas comme ça, à moi ? Pourquoi il ne laisse pas son numéro ? » se lamente-t-elle.
Note au lecteur : Normalement, la fille doit être amusée, pas folle d'amour. Vous m'en avez encore choisie une gratinée !

Suite de l'exemple n° 3
3 - 4 (deux jours plus tard)
« Allons, allons, j'ai compris, va. Tu veux que je te répète tout. Tu fais semblant de ne pas avoir reçu mes messages…
Ok, jouons donc.
Lorsque, souplement, tu sors de la douche, resplendissante, ta longue chevelure inondée, et que tu me foudroies du regard, faussement choquée et véritablement mutine, je reste pantois de la sensualité torride émanant de ton enveloppe charnelle.
Et toi, enfonçant un peu plus s'il est possible le poignard du désir dans ce qui me reste d'illusoire défense, tu te retournes et étales la serviette sur la barre de soutien du rideau de douche, ce qui t'oblige à te hausser sur la pointe des pieds…
Je découvre ainsi, transi d'admiration, l'extrême délicatesse de tes chevilles, le fuselé de tes jambes, la hardiesse de tes rondeurs au doux renflements agrémentées d'adorables fossettes, surmontées ensuite par un dos de marbre ambré, puis, enfin, des épaules tout en… Oui, Monsieur le Directeur, j'arrive… (À ce soir…) »
La fille : « Qu'est-ce que c'est que ce directeur qui vient déranger ses employés en pleine conversation super intéressante ? Qu'est-ce que c'est que cette boîte où on se permet d'arrêter en pleine extase les correspondantes pâmées d'amour en manque ? »

Note au lecteur : Quand même, franchement, dites-moi, c'est fait exprès ?
3 - 5 (deux jours plus tard)
« Bon, j'en ai assez. Je ne te rappellerai plus et te dirai tout en direct, les yeux dans les yeux. Ou bien alors, mieux, à ton bureau, en personne, pour te faire rougir devant tes collègues. »
« Et voilà, c'est foutu ! se lamente la pauvre fille.
Il va la faire rougir, qu'il dit! Et moi, tout le monde s'en fiche, de moi ! Mais viens à mon bureau, je suis toute seule ! Viens me parler de ma longue chevelure, foudroies-moi du regard, parle-moi de ma sensualité torride, de l'extrême délicatesse de mes chevilles, du fuselé de mes jambes, de mes adorables fossettes !
Oh oui, dis-moi tout sur mon dos ! SI TU L'OSES ! »

Note au lecteur : Aie ! Comment cela va finir, tout ça ! Je dois avouer que j'ai un peu peur de sa santé mentale, à la jeune femme ! J'en profite pour vous rappeler que c'est vous qui l'avez choisie, et que je n'ai rien à voir là-dedans ! Et que je réfute absolument une quelconque responsabilité (m'incombant par tragique erreur) quant aux éventuels débordements occasionnés par la dite jeune femme… (Fait pour valoir ce que de droit)

3 - 6 (quatre ou cinq jours plus tard)
« Mademoiselle, je crois avoir commis un épouvantable impair en confondant votre numéro avec celui de ma copine. J'espère ne pas vous avoir trop choquée par… enfin, mes…
Je suis désolé et vous prie d'accepter mes excuses…
de toutes les façons, c'est fini avec elle (elle n'a pas apprécié que je lui débite mes… à son bureau. Un scandale, paraît-il) …
Comme je suis seul maintenant, je ne vois pas pourquoi et surtout à qui je pourrai bien téléphoner. Enfin, je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec mes…
Ne m'en veuillez pas. Adieu. »
« Arrrghh !!! Et voilà, je le savais ! JE LE SAVAIS !!!! se dit la pauvrette.

C'était trop beau ! Un type sensuel, délicat, tendre, sensible, qui me téléphone à MOI, sur MON téléphone, avec MON numéro, qui me parle de mon corps comme jamais on ne m'a parlé de mon corps.
Un gars qui sait que je prends ma douche complètement nue, qui sait que j'ai une serviette, un rideau, que j'ai un fuselé de chevilles, des fossettes, tout ça (Ce n’est pas un signe, ça, les fossettes Qui le sait,
pour les fossettes, HEIN ?)
Et il raccroche !?!? Il a raccroché. Il est libre et il a raccroché…
Et toi, bougre de bon sang de bonsoir de répondeur, tu es sûr que tu ne le caches quelque part, son numéro ? Dis-moi, tu me le caches, hein ? Petit coquin, je vais te l'extirper de ton tréfonds ce sacré numéro, tu vas voir ! Je vais te découper menu moi ! Morceau par morceau, bribe par bribe, je vais te l'arracher ce numéro, avec une fourchette à escargot s'il le faut !
Viens ici que je t'opère, que je t'arrache ton âme, que je te déchiffre… Chiffre par chiffre… »

Note au lecteur : Si vous voulez vraiment connaître la suite de cette sinistre affaire, reportez-vous à votre hebdomadaire préféré, tous ayant retracé en quelques lignes le malheureux épilogue de cette sombre histoire : " Une jeune femme a été retrouvée cette nuit, accostant tout individu mâle et lui montrant, quelquefois avec violence, les fossettes situées au creux de ses reins et leur enjoignant derechef de lui noter leur numéro où il voulait, du moment que cela soit sur une partie de son corps que la décence nous empêche de nommer.
Cette jeune femme, mais peut-on encore appelé " jeune femme " cette créature échevelée errant au creux de la profonde nuit ?

Cette… ce personnage a été mis au secret le plus total avec assistance de plusieurs professionnels spécialisés dans les répondeurs téléphoniques, seuls habilités, suivant les dires de… la créature, à la calmer. (Un peu.)
Aux dernières nouvelles, elle reposerait tranquillement, sous calmant, en cellule capitonnée, entourée de nombreux répondeurs désossés…
Et voilà, c'est malin ! Vous étiez prévenu pourtant. Bon, laissons cette malheureuse à son épineux et tragique destin. Et revenons plutôt à nos moutons.

Où en étions-nous ? Ah oui, la logique, les* résultats, les avantages, l'intérêt ?

Le timide

Qu'elle est la principale difficulté du timide ? Il perd ses moyens.
Quand ?

Quand il y a challenge, quand il doit prouver quelque chose, quand la personne lui plaît vraiment, quand il y a risque…
Le timide n'est pas - ou plus - timide : en famille, avec ses amis, après un certain temps d'adaptation…

Le timide a donc besoin de bien connaître ses éventuels nouveaux proches avant de se sentir à l'aise. Il a donc besoin de temps. Et c'est là que le bât blesse, figurez-vous. Tétanisé

Force nous est en effet de constater qu'en général le timide reste planté là où on le place, fixant les filles avec une convoitise exacerbée qu'il croit cacher sous un sourire béat ou un rictus sardonique.

Et moins il bouge, plus il se tétanise ; plus la force morale (ou mentale) qui lui permettrait de se sortir de là lui semble insurmontable. Il devient plante verte.
Et en particulier, le timide se lance. Et là, je ne vous dis pas les dégâts, ou plutôt si, allons-y : comme catapulté, il arrive tel un cyclone auprès de la jeune femme convoitée depuis des heures et balbutie : " Bonj… Je … nous … j'peux ?"
Dans le meilleur des cas, la jeune femme le regardera concomitamment avec dédain et surprise. " Plaît-il ! " demandera-t-elle.

Note au lecteur : Avez-vous remarqué que j'ai évité de forcer le trait et/ou d'enfoncer le clou en ne spécifiant pas que cette donzelle était véritablement faite au moule, me contentant d'ajouter " convoitée ", ce qui revient à dire que je vous laisse libre de choisir qui vous voulez parmi les jeunes filles présentes à cette soirée. De toutes les façons, cela ne change rien au résultat.
"Plaît-il !" réitèrera-t-elle donc. Laissez une glace italienne, donc très " foisonnée ", au soleil, accélérez l'image : elle fond très vite.

Une flaque de glace à l'italienne, voilà ce que* devient instantanément le timide. "Scusez-moi… erreur… toilettes …"
Note au lecteur (encore !) : J'ai décidé de façon unilatérale d'arrêter le massacre. Bien entendu, il peut continuer, essayer de s'en sortir, au risque de s'enfoncer encore un peu plus. Mais avouez quand même que c'était mal parti !
J'occulte également sciemment l'éventualité d'une réussite : elle est possible et vous la souhaite de tout cœur.
Nonobstant, avouez (encore !) que d'ordinaire, le timide se plante ! Allez, faites-moi plaisir, avouez !

(J'adore le terme " avouer ". Il peut s'utiliser comme une supplique ou comme un ordre. Dites-le une dizaine de fois lentement, A VOU E, " à vous, eh " cela devient ridicule… Moi, ça m'amuse)

J'en profite pour vous demander instamment d'éviter de me couper comme ça à tout bout de champ sous des prétextes fallacieux tendant à faire accroire que, mes explications n'étant pas assez précises, il est besoin de m'en demander de complémentaires.
De même, contentez-vous de lire attentivement cette prose en évitant toute réflexion désobligeante, sinon, on n'avancera pas.


Rester naturel
Nous disions donc que le timide, en toute logique, a besoin de temps. Nous l'avons vu, la précipitation lui sied mal, elle le paralyse, le tétanise même…
Ne nous méprenez cependant pas, il n'est pas question que le timide attende bêtement que le temps passe pour arriver à ses fins…
Il doit accorder, en fait, du temps… à la personne convoitée. Une période permettant à cette personne de découvrir les qualités et talents dont est doté le timide puissent se révéler peu à peu.

Je ne vais pas vous faire le panégyrique de toutes vos qualités (on ne se connaît que très peu après tout), je vais simplement arriver à la conclusion de cette opération : si vous vous contentez d'être prévenant, aimable, plein d'humour et d'attentions, présent et distant à la fois, naturel et surtout, être " offreur " et non pas " demandeur ", il y a de fortes chance pour la personne convoitée se dise un jour : " Mais il est pas mal, ce jeune homme, au fond. Et si je l'essayais !? "
Note au lecteur : Dites-vous bien que la timidité touche absolument tout le monde, j'en veux pour preuves la rougeur subite d'un tribun politique déculotté inopinément ainsi que la déconfiture d'une vedette surprise assise au cabinet...

Les résultats des appels téléphoniques

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